Il en est malheureusement de la justice comme des autres institutions dans ce pays, depuis l'accession de Nicolas Sarkozy au trône.
Car le système politique français est devenu plus qu'une oligarchie. Tout ce qui déplait au souverain, et à la poignée de responsables qui l'entoure, doit
être effacé, aboli, anéanti.
Il en est donc ainsi de la justice dont l'indépendance est absolument indispensable à son exercice , mais aussi absolument indispensable à la vie en société. Sorte de dernier rempart avant
la soumission totale, ou l'effondrement inéluctable d'un système totalement perverti.
Jean de Maillard est depuis des mois dans le collimateur. Trop indépendant, justement. Toutes celles et ceux qui connaissent et fréquentent le microcosme orléanais des pouvoirs le savent bien.
Il est en train de payer.
Mais ne nous trompons pas, si on parle de lui, et tant mieux, s'il intéresse les media, c'est parce qu'il est un grand et remarqué professionnel, et qu'il a, grace à son caractère fort,
heureusement, décidé de monter au feu, au risque de se faire broyer.
Combien d'autres, ici et ailleurs, ont déjà été détruits, passés à la moulinette, dans la justice, dans la police, dans l'armée, dans les divers services de la fonction publique d'Etat, parce qu'ils n'entrent pas dans le moule. Sans compter les mêmes actions de certains roitelets des collectivités locales, qui agissent de même avec les fonctionnaires territoriaux.
A chaque nouvelle décision du pouvoir, à chaque nouveau dérapage, je pense : "ils ont touché le fond". Et quelques jours plus tard, un nouvel évènement se produit !
Cette désespérance dans la politique exercée de cette manière, chaque française, chaque français, la perçoit, la vit, avec plus ou moins d'acuité certes. Il n'est que de dialoguer avec nos concitoyens pour comprendre ce dégoût, à la fois cette sourde révolte et cet abattement du "à quoi bon" !
Pour ma part, je sens et je vis cette désespérance avec une grande douleur.
Ce type d'exercice du pouvoir risque d'entrainer le foutoir.

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