C'est peu dire que d'affirmer mon incompréhension, mon dégoût, pour cette minable bataille politicienne qui se livre depuis plusieurs mois sur le dos des jeunes au sujet du projet d'école de la deuxième chance dans notre agglomération orléanaise.
Qu'est ce qu'une école de la deuxième chance ?
Comme le rappelle justement Philippe Deloire sur son blog, http://philippedeloire.blogspot.com/2010/06/edith-cresson-ancienne-commissaire.html
c'est sur une initiative d'Edith Cresson que ce concept est né dans notre pays.
Il s'agit de proposer à des jeunes sortis du système scolaire, sans qualification, demandeurs d'emplois, un parcours de 9 mois à un an permettant d'acquérir les savoirs de base et de pratiquer, par un accompagnement personnalisé, un début de parcours en entreprise.
Il en existe une quarantaine en France, avec des financements divers, souvent autour d'un partenariat multiple : Etat, collectivités locales, Fonds Social Européen, entreprises.
Ce projet d'école de la deuxième chance sur Orléans, était l'un des points forts du projet du MODEM pour les municipales à Orléans, accepté avec enthousiasme par Serge Grouard (qui y songeait déja) lors de la construction du projet municipal commun.
Constater aujourd'hui que ce projet avance et interesse d'autres est une bien belle victoire ... si elle se concrétise.
Mais constater en même temps les chamailleries d'un autre temps politique sur le sujet est proprement désespérant.
Je ne sais pas si l'un des projets est antérieur à l'autre, si l'un est mieux ficelé que l'autre.
Je comprends que les partenaires éventuels ne puissent financer qu'un seul projet sur une même aire géographique.
Je comprends surtout qu'il y a là une joute politicienne déplorable qui nuit au final aux futurs bénéficiaires.
Probablement que le projet aurait eu plus de sens s'il avait été mis en commun sur le plan de l'agglomération, mais je sais bien qu'elle n'en a pas la compétence, comme on dit entre
initiés.
Probablement que si Serge Grouard avait fait porté ce projet, dans son équipe, par l'adjointe à la solidarité Alexandrine Leclerc, il aurait pu mûrir de manière plus consensuelle qu'avec Florent Montillot.
Probablement surtout qu'il aurait simplement été indispensable que les deux maires d' Orléans et de Saint Jean de la Ruelle, Serge Grouard et Christophe Chaillou (que j'apprécie tous les deux, dois je le dire) se parlent entre quatre yeux et montent un projet commun. Il y a tant à faire.
Celui qui emportera le morceau se grandirait à proposer une association avec "le perdant" qui se grandirait en l'acceptant.
Si non, quel gâchis et quelle piteuse image du politique, encore une fois.

Commentaires