Vendredi 8 juin 2007
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Faut-il réformer la carte scolaire, se contenter de l'assouplir ou envisager de la supprimer ? Avec, en arrière-plan, les enjeux essentiels que sont, pour l'école, l'égalité des chances et la mixité sociale. Depuis 20 ans les ministres de l'Education ont tous assoupli la carte scolaire, sauf François Bayrou en 1993.
Sur la question des moyens, M. Sarkozy a promis, certes, aux maîtres de "rétablir leur autorité" et de défendre leur pouvoir d'achat. Mais il continue d'affirmer son intention " de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite".
Or l'on sait bien que le taux d'encadrement est un élément déterminant de la réussite scolaire d'enfants en difficulté.
Les études montrent que les enfants les plus captifs sont ceux des milieux populaires, alors que ceux des classes supérieures s'en affranchissent beaucoup plus facilement.
Or les enfants d'origine populaire tirent profit d'une plus grande mixité dans leur établissement, alors que cet effet semble moins important pour les enfants de classes moyennes et supérieures.
Autrement dit, nous sommes dans cette situation paradoxale où les enfants pour lesquels la mixité serait la plus souhaitable sont ceux que l'on retrouve le plus souvent dans les établissements les moins mixtes, et inversement.
La vraie différence entre Nicolas Sarkozy, ayant une conception concurrentielle de l'enseignement, et François Bayrou, qui n'a jamais envisagé la suppression de la carte scolaire, mais son aménagement en vue de garantir une plus grande diversité sociale et un cadre de socialisation de qualité, c’est l'égalité des chances.
La carte scolaire est loin d'être périmée, il est plus que nécessaire aujourd’hui, de garantir, sur tout le territoire, l'égalité de traitement des enfants et la mixité sociale.
Sur ce sujet comme sur d’autres, comptez sur moi pour participer de manière constructive au débat.
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