Lundi 30 juillet 2007
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Parité, minorités visibles et financement de la vie publique
Les journaux commencent à lâcher quelques chiffres sur ce que seront les financements publics 2008 de l’Etat aux partis politiques. Les calculs, que les trésoriers des divers mouvements ont anticipés, sont basés sur plusieurs critères dont le nombre de voix obtenues aux législatives et le nombre de députés rattachés aux dits partis.
Ce financement public permet ainsi aux partis de fonctionner dans une plus grande transparence qu’autrefois, personne ne s’en plaindra.
Si cet argent public est indispensables au fonctionnement des partis, il n’en constitue pas moins qu’un outil parmi d’autres tout aussi indispensables, comme le militantisme. Ainsi, l’UDF qui n’a jamais été doté aussi substantiellement que l’UMP ou le PS (notamment à cause d’un mode d’élection qui ne lui permet pas d’avoir autant d’élus que son poids réel) s’est toujours habitué à vivre chichement. Le PC, le FN, les Verts sont dans des situations difficiles, alors que le Nouveau Centre devrait être exclu de ce financement d’Etat.
La loi a introduit récemment des pénalités, sous forme de réduction de financement, aux partis qui ne respectaient pas la parité aux élections législatives. 2007 a vu un effort significatif de tous. Ainsi, l’UMP sera moins pénalisés en 2008 que précédemment (certes, pas grâce au Loiret !). L’UDF, le PS et d’autres qui ont affiché une vraie volonté ne subiront que peu de déductions.
Pour moi cependant, la parité doit résulter de la volonté de chaque responsable, et pas de contraintes financières. Cela demande certes temps et énergie, capacité de persuasion, et formation.
Je l’ai déjà écrit, mais nous sommes fiers à l’UDF Loiret d’avoir pu présenter 5 hommes et 5 femmes aux dernières législatives (4 femmes titulaires), d’avoir un Bureau Départemental à parité et une direction paritaire. Les échéances des municipales et cantonales seront un enjeu difficile dans ce domaine là, mais nous y travaillons résolument.
Je regrette donc que cette parité doive faire l’objet de sanctions pour être incitative. En effet, cela introduit nombre de dérives.
Si on continue ainsi, il faudra instaurer des sanctions pour obliger à un quota de personnes handicapées ou issues des minorités visibles. On voit bien les détestables dérives possibles.
C’est certainement ce qui avait conduit le site national de l’ UMP, pendant quelques jours vites effacés, à afficher en face de certaines circonscription la phrase « réservée à une personnalité des minorités visibles » !
Il est du rôle des responsables de chaque mouvement de détecter, de former des nouveaux talents afin que les élus soient un jour naturellement représentatifs de leur territoire et de la population. Ainsi la représentativité des élus s’en trouvera confortée et la démocratie raffermie.
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