Europe : les 14 engagements du MoDem
1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles. La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus
novatrice de tous les temps. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque
fois que se présente une crise universelle.
2 - L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes. Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen.
L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier. Nous proposons que
l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.
3- Les générations à venir doivent être défendues.
Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire,
n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir. Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre
générations.
4- Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde
doit être rendue équitable. Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos
agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes. Pour les pays les plus
pauvres, nous devons les aider à les appliquer progressivement
5 - L’Europe, affaire de citoyens. Les
gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, sans que nul ne soit informé. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens
européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.
6 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique. L’organisation à 27 est souvent paralysante : Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses.
Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage
7 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière
fiscale. Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays
essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
8 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe. Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne
peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles. Nous proposons un doublement progressif du budget européen
pour la recherche.
9 - Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des
moyens réels. Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. Nous
proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union.
10 - L’Europe, zone de sécurité. En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux,
arrêtés par les frontières. Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.
11 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais. En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à
notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché. Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui
visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.
12 – L’Europe, communauté de la culture et des cultures. La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus
lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union. Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace.
13 - Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la
garantit. Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue
française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
14 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous développement et la pauvreté. Comme ils ne peuvent
plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations
nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Source : http://www.europe.lesdemocrates.fr
D'ici le 7 juin, presque chaque jour donc, j'expliciterai et commenterai un de ces points.
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