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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 20:07

Depuis plusieurs semaines, l’Etat annonce sa volonté de réduire les déficits publics, et en appelle au passage à la raison des collectivités locales.

 

Je souhaiterais que l’Etat commence par balayer devant sa porte. En effet, en tant qu’adjoint aux finances d’Olivet, membre des commissions des finances de l’Agglomération Orléanaise et du Conseil Général du Loiret, je me sens autorisé à émettre un avis sur le sujet.

 

Rappelons d’abord que les collectivités locales ne peuvent pas voter un budget en déficit, ni l’Union Européenne d‘ailleurs, alors que pour l’Etat, il en est autrement…ce qu’il pratique régulièrement. En fait, les déficits publics (budget de l’Etat, budget de la Sécurité Sociale , régime de retraites des fonctionnaires) sont colossaux, et ils proviennent essentiellement de l’Etat. Il y a bien eu quelques dérives fameuses au niveau de certaines collectivités (tout le monde se souvient du « cas » Angoulême), mais rien de comparable en importance.

 

Alors quand l’Etat appelle les collectivités à être raisonnables, il serait utile qu’il donne l’exemple !

 

Les difficultés, nous le savons, viennent à la fois de dépenses de fonctionnement mal maîtrisées, et cela demande un effort, une imagination et une volonté permanente, mais aussi d’un recours à l’emprunt pour financer ces mêmes dépenses courantes. En ce qui concerne la Ville d’Olivet, nous affichons pour la première fois depuis le début de notre mandat, une croissance des recettes de fonctionnement supérieure à celle des dépenses, sans toucher à la fiscalité directe. Tous les gestionnaires locaux comprendront l’effort de maîtrise réalisé.

Quant à l’endettement, celui des collectivités reste, en général mesuré et il permet de financer de nombreux investissements de proximité. On ne sait pas assez que les collectivités locales financent entre 60 et 70 % des investissements publics du pays.

 

Enfin, concernant le budget de l’Union Européenne, la piste lancée par quelques uns visant à permettre à l’Union de s’endetter pour la réalisation de très gros programmes structurants me parait devoir être fouillée, au risque que la dite Union ne puisse pas jouer son rôle.

 

Réservons l’emprunt à l’investissement, et demandons à l’Etat de montrer l’exemple puisqu’à ce jour, une partie de l’emprunt levé sert à financer le remboursement des emprunts précédents.
Par yvesclement - Publié dans : yvesclement
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