Partager l'article ! Les classes moyennes : trois quart des françaises et des français. 01/03/04: Si vous interrogez vos amis, vos voisins… vous vous apercevrez v ...
Si vous interrogez vos amis, vos voisins… vous vous apercevrez vite que chacun pense être un français moyen. Peut-être déjà, faudrait-il redéfinir ce qu’est la classe moyenne… Au-delà de l’anecdote, cela montre bien, à mon sens, le doute installé chez nos concitoyens d’un avenir prometteur.
Et pourtant, nous vivons toutes et tous mieux, en moyenne, que nos parents et grands -parents. Mais chacun peine, de plus en plus, à boucler ses fins de mois, et peu osent emprunter face à l’incertitude de l’avenir. Seuls 29 % de nos concitoyens pensent que leur situation va s’améliorer, selon un sondage TNS, ce qui signifie que 71 % la voit se stabiliser ou se dégrader. Un pays attentiste, retranchée est un pays qui décline.
75 % d’entre nous estimons donc faire partie des classes moyennes, ce qui facilite les effets d’annonces du pouvoir lorsqu’il indique adopter des mesures fiscales ou sociales pour elles.
Les réformes mises en place depuis 2000 (aides au logement, prime pour l’emploi, baisse de l’impôt sur le revenu…) ont, en fait, surtout profité aux classes les plus aisées. Et il en sera de même pour la réforme fiscale votée pour 2007. D’ailleurs, ce ne sont pas des baisses d’impôts que réclament nos concitoyens, mais une plus grande justice sociale, un rééquilibrage des salaires et des charges sociales. Et leurs principales préoccupations tournent autour de la santé, de la retraite, de l’emploi, de l’éducation et de l’environnement.
Pour recevoir dans mes permanences nombre d’entre eux, je sens que nous sommes devant une France résignée ou explosive. Et il revient aux politiques d’offrir un projet réaliste, constructif et porteur d’une vie meilleure.
Commentaires