Mercredi 2 juillet 2008
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14:00
La démonstration ratée avec fusillade à Carcassonne est incompréhensible et inacceptable. Effectivement, les responsabilités des uns et des autres doivent être
déterminées et les sanctions prises exemplaires.
Mais pourquoi donc cette démission, excusez du peu, du chef d'état major de l'armée de terre, le général Bruno CUCHE ?
Cette démission est elle uniquement liée à ce dramatique évènement ? Si oui, comment imaginer de "taper" aussi haut dans la hiérarchie militaire. Si non, quelles ont les autres raisons ?
On sait très bien que le malaise est patent dans notre armée qui n'en peut plus de ne pas savoir où elle va. Que ce soit avec le chef de l'Etat dont elle ne perçoit ni le soutien , ni
l'engagement, ni la vision, ou son ministre de la Défense, incolore, inodore et sans saveur, le malaise est profond.
Evidemment, l'armée restera "officiellement" la grande muette. ce n'est pour autant qu'il faut ne pas s'efforcer de la comprendre, et surtout de l'écouter, et de lui permetttre d'être en phase avec
le peuple, et surtout ses dirigeants.
L'armée d'hier a vécu, la conscription aussi. L'Europe de la Défense doit se développer, il faut en donner des signes tangibles et y tenir notre place qui doit être entrainante pour les autres. La
dissuasion nucléaire doit être réaffirmée. Le renseignement a besoin d'être soutenu et privilégié. Le retour dans l'OTAN est certainement une erreur. En tout cas, ces questions doivent être
débattues par les élus de la nation, et nos généraux doivent pouvoir donner leur vision pour éclairer le débat.
Sur le rôle du ministre de la Défense, Michèle Alliot Marie avait fait beaucoup. Jacques CHIRAC, président, avait plutôt bien géré certains dossiers comme la sortie de la conscription, mais avait
tardé à prendre les grandes options nécessaires à bâtir une armée des années 2000 et à enclancher le virage européen. Leurs successseurs Hervé Morin pour l'une, et Nicolas Sarkozy pour l'autre sont
bien en deça.
Par yvesclement
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