Partager l'article ! Monsieur le Président de la République, arrêtez le CPE avant que ça ne dérape trop ! 17/03/06: Comme je l’ai rappelé ce mercredi en ...
Comme je l’ai rappelé ce mercredi en faisant publiquement le bilan de mon action 2005 en tant que conseiller général, l’élu est aussi celui qui écoute.
J’ai dit combien je pensais que la recherche de solutions au chômage des jeunes, et au chômage en général, est une ultra priorité. Je reconnais la volonté du Premier Ministre de s’y attaquer.
Mais enfin, quand dès le départ les ministres Larcher et Borloo sont réticents, quand on ne concerte pas avec les partenaires sociaux, quand on sort un article 49-3 signifiant l’urgence, on n’écoute ni ne concerte. Certes l’urgence est là…mais depuis des années !
J’observe que tous les syndicats de salariés rejettent cette loi ; j’observe que toutes les organisations patronales (UPA, CGPME, CJD, MEDEF) sont opposées, ou à minima non demandeuses et réticentes. J’ai bien noté cependant que la présidente du MEDEF après avoir émises les plus vives réserves, s’est ravisée ces jours ci.
Je vois et j’entends aussi les présidents d’Université. Les étudiants et maintenant les lycéens sont dans la rue. Beaucoup d’ailleurs ne savent que peu ce qu’est le CPE. Mais cela signifie un malaise profond engendré par ce non dialogue permanent imposé par un gouvernement « autiste » et une majorité qui croit que sa seule légitimité vient de son nombre de parlementaires.
On ne gouverne pas contre sa jeunesse et contre la rue.
Il n’y a, pour l’apaisement, et avant que les débordements prévisibles n’amènent des catastrophes, que le Président de la République qui puisse, en faisant appel à l’article 10 de la Constitution, retirer le CPE et demander une nouvelle délibération, ce qui laissera la place à la concertation, au dialogue et apaisera les esprits.
On peut trouver les réactions des étudiants démesurées, on peut regretter les récupérations, mais à ce stade, et avant des catastrophes dans les affrontements de rues, c’est la seule voie possible.
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