Mardi 14 octobre 2008
2
14
/10
/Oct
/2008
21:15
Eh bien voila une vraie belle raison saisie de démontrer que l' Europe, ou en tout cas l'Eurogroupe auquel s'est opportunément accroché le Premier Ministre
britannique, peut, quand elle le veut être efficace.
Même s'il ne faut pas crier victoire trop tôt, et même si on peut regretter le "retard à l'allumage", reconnaissons que sur l'initiative de Nicolas Sarkozy, l'Union Européenne s'est grandie ces
jours derniers dans le dossier stratégique du règlement de la crise financière mondiale.
Espérons que nous saurons tous nous en souvenir et en tirer les conséquences.
Alors, oui, il faut réglementer les parachutes dorés, oui, il faut sanctionner les mauvais banquiers et mauvais gestionnaires, mais l'essentiel n'est pas là.
Il faut surtout mettre un coup de pied dans ce milieu de la finance qui vit trop souvent sur lui même en s'autoalimentant, et sans se soucier de l'économie réelle.
Les agences de notation, qui se font un argent monstrueux pas toujours bien gagné, doivent être recadrées. Des règles claires et connues de tous doivent s'appliquer.
Les montages inventés de manière toujours plus sophistiquée par quelques "artistes" doivent cesser s'ils ne servent pas l'économie réelle.
La taille des établissements et leur périmètre d'action doivent être régulés par une autorité ayant le même périmètre, voire plus large.
L'Europe doit s'attaquer enfin aux paradis fiscaux à l'extérieur, mais d'abord à l'interieur de sa sphère ; et le secret bancaire doit être redéfini.
Cette crise a permi une victoire du politique sur le financier. Poursuivons, car Il faut aussi se donner les moyens de reconstruire de l'industriel, c'est à dire de la vraie valeur ajoutée.
Souvenons nous aussi que cette crise aurait été bien pire si nous n'avions pas une monnaie commune et si la Banque Centrale Européenne n'existait pas.
Par yvesclement
1
Commentaires