Partager l'article ! Un an après : le Traité constitutionnel européen ! Par Alain REGUILLON 31/05/06: Voici un an (le 29 mai), le projet de traité constitutionne ...
Voici un an (le 29 mai), le projet de traité constitutionnel pour l’Europe était repoussé en France et quelques jours plus tard aux Pays Bas (le 1er juin). Tous les leaders qui ont prôné le NON promettaient un plan B ! ou est-il ? Ce B était celui des boniments, nous en avons aujourd’hui la certitude. Navrant pour les électrices et les électeurs qui se sont laissés duper par des menteurs dont le seul but était de servir des ambitions personnelles ! M FABIUS est le premier responsable de ce résultat ; il a montré la limite qu’il y avait entre un homme d’Etat est un homme politique : il ne sera jamais un homme d’état.
Les partisans du OUI ne sont pas exempts de critiques. Ils ne se sont pas montrés à la hauteur de l’enjeu, se garantissant des coups plutôt que de les donner ; se précipitant dans l’élection plutôt que de prendre le temps d’expliquer. Le premier responsable de cette situation est M CHIRAC qui, en décidant de ce référendum, pensait cicatriser la plaie du 21 avril 2002 et ainsi, trouver une nouvelle légitimité. Il a été maladroit, trop pressé et… mauvais pédagogue : les Français ne l’ont pas cru !
Ainsi, d’ambition en incompétence, un projet fort, novateur et capable –même avec ses imperfections- de sortir l’Europe de ses tracas a péri. Quoique l’on puisse entendre, quoique certains disent, ce traité ne sera ni rediscuté, ni n’entrera jamais en vigueur car, malgré le vote positif de 15 Etats –bientôt 16-, seule l’unanimité des Vingt-cinq membres peut le légitimer !
Alors, en cette date de triste anniversaire, souhaitons que les candidats aux présidentielles de 2007 auront le courage et l’intelligence de proposer un projet qui soit basé sur le renouveau et la relance de la construction européenne, car dans le contexte actuel de la mondialisation, la France sans l’Europe n’est plus rien sur la scène internationale, pas plus d’ailleurs que les autres pays, aussi grands qu’ils soient.
Si la France ne prenait pas l’initiative d’une relance sincère est porteuse d’espoir en situant son projet clairement dans le cadre de l’Union européenne, il appartiendrait alors aux parlementaires européens de suppléer à la désaffection des Etats en proposant une alternative citoyenne et supranationale ; dans ce cas, la voix de la France sera bien faible, mais n’est ce pas mieux que d’être aphone comme c’est le cas aujourd’hui ?
Alain REGUILLON
Membre de l’Union européenne des fédéralistes
Trésorier départemental du MEF Loiret
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