Mardi 2 juin 2009
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08:03
Je reviens sur mon texte du 26 mai et souhaite "en remettre une couche" à quelques jours du vote du 7 juin prochain.
La nature même et le rôle de la Commission Européenne, et au premier chef, de son Président, méritent que l'on y prête grande attention.
Comme je l'expliquais encore très récemment dans un débat public, la Commission a le rôle d'initiative, de proposition au sein de l'Union...et une fois les décisions prises, c'est elle qui met en
oeuvre les politiques, et gère le budget communautaire.
Le rôle du Président de la Commission est donc normalement déterminant. On se souviendra du grand Président que fut Jacques Delors.
Or beaucoup s'accordent à dire, j'en suis, que Jose Manuel Barroso n'a pas marqué particulièrement sa Présidence par sa capacité d'initiative, notamment dernièrement lors de la crise finanicière
...ce qui a "facilité " d'ailleurs l'image flateuse que la Présidence française de l'Union a eu alors. Plutôt suiveur que proposant Monsieur Barroso.
Et pas toujours indépendant de l'avis des chefs d'Etat et de gouvernements, alors que c'est bien l'un des rôles de la Commission que d'être l'un des 3 piliers des institutions communautaire
(Commission, Conseil, Parlement).
Sans compter sa vision disons, très(trop) libérale.
La Commission étant renouvelée dans quelques mois, le moment est donc venu de se poser la question du nom du futur Président. Certes choisi par les chefs d'Etat et de gouvernement, sa candidature
doit être cependant approuvée à la majorité par le Parlement.
J'entends bien la volonté des Verts, du MODEM, du PS en France pour rejeter une nouvelle candidature Barroso. Alors, c'est le moment, avant le 7 juin, d'envoyer un signal fort aux électeurs en
s'engageant ensemble à ne pas le reconduire. Le MODEM propose les deux noms de Guy Verhofstadt et de Mario Monti, des personnalités différentes mais consensuelles, vraiment européennes, et qui
sauront s'imposer par rapport aux 27 chefs d'Etat et de gouvernement. Ces noms peuvent être discutés, il peut même y en avoir d'autres. Mettons nous d'accord, nous Français, et proposons un ou deux
noms à nos partenaires afin que les électeurs soient éclairés avant leur vote.
Cela nécessite débat au sein du PSE, mais il n'est pas impossible au moment ou Mario Soares lui même vient de monter au créneau au Portugal.
Par yvesclement
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