Signalez ce blog

Images aléatoires

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 08:44

Il y a longtemps que je le pense, il y a longtemps que je le constate, le pouvoir économique (celui des grands groupes industriels) fait souvent lit commun avec les grands medias. Lorsque ces groupes industriels ont par ailleurs une relation client/fournisseur avec l’Etat, on peut vite aboutir à des dérives. Cela est vrai dans la Russie de W. Poutine, ce le fut dans l’Italie berlusconienne (ce doit même être un cas à étudier à Sup de Co). Cela entraîne nombre d’effets pervers qui commencent à être dénoncés. F. Bayrou a ainsi « mis en difficulté » Claire Chazal lors du journal télévisé de 20 h sur TF1 (propriété de Bouygues) samedi dernier.

 

Un exemple nouveau mais très significatif vient de tomber  avec le quotidien « La Tribune » propriété de Bernard Arnault (LVMH) qui a « oublié » de publier une partie d’un sondage favorable à Ségolène Royal. Il faut dire que les habitués de ce journal ne sont en général pas des gauchistes pur sucre.

 

Cette détestable manière de mélanger les intérêts de l’actionnaire et la rédaction, n’est certes pas nouvelle. Elle a d’ailleurs servi tous les régimes. Elle s’exerce bien sûr parce que ces groupes ont pour une partie importante de leur chiffre d’affaires, un client qui s’appelle l’Etat.

J’exerce une profession à caractère commercial, on n’a pas besoin de m’expliquer ce qu’on peut faire pour se garder les faveurs d’un client important !

 

L’idée comme quoi, le duel annoncé du second tour de la présidentielle est nécessairement « Sarkozy/Royal » relève de cette volonté d’être présent du côté des deux « grands « (UMP/PS), en arrosant les deux de bonnes nouvelles et de sondages prometteurs. Ainsi, on croit gagner à tous les coups. Comme l’alternance marche depuis longtemps dans ce pays, il suffit d’être des deux côtés à la fois.


Il y a bien un moment où les « lecteurs électeurs téléspectateurs » cesseront d’être des gogos.
D’ailleurs, même si ce n’est pas la seule raison, on peut penser que le désintérêt croissant pour la presse écrite est la conséquence du fait qu’on sait à l’avance ce qu’on va y lire sans avoir besoin d’acheter le journal.
Par yvesclement - Publié dans : yvesclement
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés