Partager l'article ! La carte scolaire, le problème est peut être ailleurs 11/09/06: C’est évidemment, pour l’élu local que je suis, d’un ...
C’est évidemment, pour l’élu local que je suis, d’une facilité totale de constater que la carte scolaire n’est pas respectée scrupuleusement. C’est une réalité aussi que d’affirmer que certains parents mieux informés, avec plus de relations ou exerçant un métier dans l’Education Nationale sont les principaux « décartés ».
Ceci posé, il s’agit là surtout d’une problématique urbaine. En effet, lorsque vous habitez un canton rural où il n’y a qu’un seul collège, la question ne se pose pas. Elle se pose d‘autant moins que la ligne de bus affrétée par le Conseil Général dessert le collège du secteur et pas d’autres.
Pour moi, l’affirmation de N. Sarkozy qu’il faut laisser libre choix total aux parents est toute aussi mauvaise que celle de S. Royal affirmant que l’idéal serait la suppression de la carte scolaire (cette fois ci, pas mal d’enseignants ont dû s’étouffer en entendant la candidate socialiste !).
Je pense pour ma part que la solution réside dans le choix de l’affectation des moyens, c'est-à-dire comment « doser » les efforts humains et financiers pour que chaque structure soit équivalente en termes de chances de succès pour les enfants du secteur. Je crois que c’est l’un des objectifs de la création des collèges « ambition réussite ».
La difficulté de la carte scolaire tient aussi à la situation du double décideur : prenons l’exemple des collèges. Le Conseil Général est chargé de la carte scolaire et donc de dimensionner les établissements en fonction de la population sur le secteur, mais les moyens humains d’enseignements sont mis à disposition par l’Education Nationale, et les options (langue rare par exemple) sont décidées par cette même administration. Tout le monde comprendra que cela ne facilite pas les choses si les deux partenaires n’ont pas la même vision.
Lorsque le Conseil Général du Loiret a proposé au préfet de fermer un collège cette année, cela s’est finalement réalisé sans heurt car tout le monde avait constaté que ce collège, situé en zone difficile, était fréquenté par de moins en moins de familles. La redéfinition de l’affectation des collégiens sur d’autres collèges proches s’est faite dans la concertation et somme toute pas si mal. Comme quoi, quand on prend le temps de dialoguer, on y arrive.
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