Partager l'article ! Réforme de la Constitution 19/02/07: Le Président Chirac y tenait beaucoup pour partir en laissant cette belle trace de l’impossibilit&e ...
Le Président Chirac y tenait beaucoup pour partir en laissant cette belle trace de l’impossibilité définitive de prononcer une peine de mort en France.
Il avait aussi promis une réforme du statut pénal du chef de l’Etat.
Et il y a enfin le gel du corps électoral de la Nouvelle Calédonie.
En fait, personne n’est content de tout cela ce qui illustre bien l’image de régime finissant qui s’impose aux yeux des français.
Le texte sur la Nouvelle Calédonie n’est pas consensuel.
La réforme du statut pénal, faite à la va vite et avec de multiples compromis, ne contente personne, y compris dans les rangs de l’UMP.
Quant à la peine de mort, le geste est certes beau mais inoffensif ou inutile puisque rétablir la peine de mort obligerait à sortir de l’Union Européenne.
Je suis cependant sur ce troisième point plus enthousiaste que sur les deux autres : même si l’inscription dans la Constitution de l’abolition de la peine capitale est inutile, j’aime l’idée qui la sous tend, et qui évitera des prises de position pour le rétablissement pour les crimes « particulièrement odieux », comme le souhaitait encore récemment (8 avril 2004) le député du Loiret Antoine Carré. Les crimes sont tous odieux et la peine de mort ne résout rien en la matière. Le pays des droits de l’Homme s’honore en ne laissant pas ces quelques parlementaires isolés avec leur illusion du retour possible de la peine capitale.
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